Brochet : trêve hivernal
Amis pêcheurs,c’est bientôt la fermeture de la pêche au brochet. Mais en attendant la réouverture début mai prochain, rassurez-vous, vous pourrez toujours aller taquiner les p’tits gardons, les ablettes, les perches, les carpes et bien d’autres espèces non concernées par cette fermeture. Alors patience ! Il vous reste jusqu’au dernier dimanche de janvier pour vous amuser et dénicher les dernières plus belles prises de la saison.
Le mois de janvier est une période propice pour le brochet. En effet, avec le refroidissement de l’eau, le brochet réduit son activité, il a tendance à s’engourdir. Il prépare son jeune de fraie. Et à ce titre, il bondit sur tout ce qui peut le nourrir car ses proies habituelles, les poissons-fourrage, se font rares avec la chute de température de l’eau. Il est attiré par ce qui est facile à attraper. Sachez qu’aucuns cyprinidés ne viendront concurrencer vos vifs ainsi que vos leurres pendant cette période.
Lorsque l’eau est vraiment froide, l’utilisation comme vif d’un gardon, d’une ablette ou d’un rotengle n’est pas conseillée car le froid paralyse se type de vifs. Un vif immobile n’offre aucun intérêt pour un brochet. Il est donc préférable de présenter à ce carnassier, une perchette ou un chevesne qui sont des poissons insensibles au froid.
Contrairement aux autres poissons qui modifient leurs choix de proies selon la saison, le brochet conserve la même alimentation tout au long de l’année, seul la quantité change, l’hiver elle diminue avec le ralentissement d’activité de ce dernier.
En période hivernale, les brochets (males ou femelles) contrairement a leur habitude, se regroupent tous durant plusieurs semaine sur le même poste, généralement proche du lieu de reproduction. Dans les eaux fermées, vous les trouverez dans des zones encombrées d’obstacles, éventuellement à proximité d’herbiers mais surtout en eaux profondes. Enfin en rivière, lorsque les herbiers ont disparu, la surface à prospecter devient plus grande, il faut aller les chercher là où ils se cachent, c’est à dire près des berges creusées, trous et obstacles naturels.
Pour pêcher en France
Dans notre pays, le droit de pêche appartient soit à l’Etat, soit à des propriétaires riverains. D’une manière générale, la gestion et l’entretien du réseau hydrographique sont confiés aux pêcheurs eux-mêmes, regroupés dans près de 4000 associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA).
Pour pêcher sur le domaine public et sur les lots gérés par les associations, chaque personne souhaitant pratiquer la pêche doit détenir une carte qui le fera automatiquement devenir adhérent à une APPMA. La carte de pêche est disponible auprès des associations ou chez les dépositaires agréés, généralement des détaillants d’articles de pêche qui vous communiqueront les lieux de pêche et les conditions particulières de l’exercice de la pêche locale. Généralement, cette carte donne le droit de pêcher :
- dans les lots de l’association, à tous les types de pêche autorisés ;
- dans les lots des associations ou des fédérations avec lesquelles il existe des accords de réciprocité;
- avec une seule ligne dans toutes les eaux du domaine public.
En prenant une carte de pêche, le pêcheur participe aux missions d’intérêt général des collectivités piscicoles en acquittant la CPMA (Cotisation Pêche et Milieux Aquatiques) et les cotisations statutaires permettent aux bénévoles des AAPPMA d’entretenir, de restaurer, de gérer les milieux aquatiques.





